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Arts plastiques

Tous les articles (150)
  • JEUX NATIONAL GALLERY WASHINGTON

    Par FLORENT FORTIN, publié le dimanche 20 avril 2014 18:49 - Mis à jour le dimanche 20 avril 2014 18:49

    La National Gallery of Art (NGA) de Washington propose de nombreux jeux et dossiers en lien avec l'art de ses collections : http://www.nga.gov/kids/


    Vous pouvez jouer en ligne et sauvegarder vos créations. Il vous est cependant nécessaire d'installer ou d'actualiser les plug-ins (ou modules d'extension) suivants avec les liens situés au bas de la page d'accueil et d'autoriser (en haut de votre écran) l'exécution du plug-in nécessaire :

     
     
    PRÉSENTATION DES JEUX
     
    Avec SEA-SAWS, vous pouvez composer vos propres tableaux-reliefs de paysages,
     à partir de photos d'objets trouvés.

    Avec FACES and PLACES, vous pouvez créer et animer des portraits et des paysages
     dans le style des peintres américains naïfs.

    Avec PHOTO OP, faîtes des photos avec tous les réglages nécessaires 
    puis modifiez les images ou ajoutez-leur des effets spéciaux.

    Avec BRUSHSTER, créez des peintures abstraites avec de très nombreux outils et effets spéciaux.

    Avec STILL Life, composez votre nature morte avec des détails de vrais tableaux
     et visionnez la collection de natures mortes du musée.

    Avec DUTCH DOLLHOUSE, recréez et explorez l'intérieur et l'extérieur
     d'une maison hollandaise du XVII° siècle, avec sa décoration et ses habitants.

    Avec JUNGLE, composez une jungle tropicale inspirée de l'art
     des tableaux du Douanier Rousseau.

    Avec COLLAGE MACHINE I et II, créez vos propres collages.

    Avec MOBILE, créez vos mobiles virtuels, 
    et avec 3-D TWIRLER, faîtes pivoter vos créations tridimensionnelles.

    Avec FLOW, créez un tableau interactif en mouvement.

    Avec WALLOVERS, créez des compositions abstraites, géométriques et symétriques.

    Avec ZOOM, examinez les détails d'une oeuvre d'art.

     
    Et bien d'autres choses encore sur le site de la NGA : 
     
     
    Avec par exemple, les vidéos (en anglais) des principales oeuvres de la collection:  http://www.nga.gov/kids/linkclassroom.htm

     

  • L'ombre portée dans l'art

    Par FLORENT FORTIN, publié le dimanche 20 avril 2014 18:27 - Mis à jour le dimanche 20 avril 2014 18:27
     
     


    OMBRE PORTÉE : ombre projetée par un élément (figure, objet, chose) sur un plan (sol, mur, meuble, décor) du fait de la présence d'une source lumineuse, naturelle (soleil) ou artificielle (flamme, lampe) ; l'ombre plate et immatérielle accompagne l'élément réel, s'allongeant dans la direction opposée à la lumière.

    L'ombre portée serait-elle à l'origine de certains dessins préhistoriques ?
     
    L'ombre portée serait, selon l'écrivain romain Pline l'Ancien (23 ap. J.-C.-79 ap. J.-C.), à l'origine de l'art occidental.  Il rapporte (Histoire naturelle, XXXV, 15que la fille du potier de Sicyone, voulant conserver l'image de son amoureux, décida de tracer le contour de son ombre portée sur le mur ; le père déposa ensuite de l'argile sur le mur et conserva ainsi le portrait en relief : ce serait là, tout à la fois, l'origine de la peinture et de la sculpture.

    L'ombre portée dans l'art, va jouer de la confrontation entre image et réalité, du dédoublement, de l'apparition/disparition, de la déformation et de la métamorphose ; elle va souvent intégrer la silhouette de l'artiste en tant qu'autoportrait et renvoyer à un référent absent ou hors-champ. 
    Par tous ces aspects, l'ombre portée se rapproche ainsi du jeu artistique du reflet dans le miroir. Elle se rapproche également de l'anamorphose par le choix précis de l'orientation de la source lumineuse déterminée par le point de vue de l'artiste et parfois même par la fusion de plusieurs ombres qui reforment ainsi une nouvelle image.

    Dans l'histoire de la peinture, l'ombre portée (représentée) accentue la notion de réalité, l'illusion du volume et l'illusion de la profondeur ; elle joue également un rôle dans l'ambiance lumineuse de la scène et revêt parfois un sens symbolique (ténèbres, mort).
    Dans la sculpture contemporaine (installation performance, vidéo), l'ombre portée (créée) intègre de plus la notion de mouvement réel, déterminé par les variations lumineuses, une soufflerie, un plateau tournant ou le déplacement des spectateurs. L'ombre portée révèle souvent également une image totalement différente de celle du réel, avec par exemple, un assemblage abstrait avec une ombre portée figurative ou textuelle. L'ombre portée inverse ainsi le rapport qu'elle entretenait avec le réel ; elle ne dépend en effet plus de lui car c'est ce dernier qui, au contraire, se trouve désormais calculé et construit par rapport à l'ombre qu'il doit projeter.


     Anonyme,  Colombes buvant dans une vasque, mosaïque provenant de Pompéi,
    Ier siècle avant ou après J.-C., Musée archéologique de Naples
    (l'ombre portée des pieds de la vasque et des corps des colombes contribue à imiter le réel,
     à suggérer la profondeur de l'espace et à identifier la provenance de la lumière).


    WITZ Konrad (c.1440-c.1448),  L'Adoration des Mages, 1444, 
    technique mixte sur bois entoilé, 132x154 cm, 
    volet provenant du retable de l'autel Saint-Pierre de la cathédrale de Genève,
    Genève, Musée d'Art et d'Histoire
    (figures et objets sont dédoublés par leur ombre portée sur le mur et le sol).
     
     
     
    LE CARAVAGE (Michelangelo MERISI dit) (1571-1610),  La vocation de Saint Matthieu, 1599-1600,
    huile sur toile, 322x340 cm, Rome, église Saint-Louis-des-Français, chapelle Contarelli
    (la limite des ombres renforce la désignation de Matthieu par le Christ).
     
     
    POUSSIN Nicolas (1594-1665),  Les Bergers d'Arcadie, dit aussi  Et in Arcadia ego
     ( Moi -la Mort-, je suis aussi en Arcadie) , vers 1638-1640,
    huile sur toile, 85x121 cm, Paris, musée du Louvre
    (le berger qui décrypte l'inscription latine projette son ombre sur le tombeau).
     
     
    LE LORRAIN (Claude GELLÉE dit) (c.1600-1682),  Port de mer au soleil couchant
    (avec scène mythologique), 1639,
    huile sur toile, 137x103 cm, Paris, musée du Louvre
    (les ombres allongées, engendrées par la lumière rasante et frontale,
     suivent les lignes de fuite et renforcent l'effet de perspective du paysage).
     
    SUVÉE Joseph-Benoît (1743-1807),  Dibutade ou L'Origine du dessin, 1791,
    huile sur toile, 277x132 cm, Bruges, Groeningemuseum.
     
     
    MONET Claude (1840-1926),  Meule, effet de neige, le matin, 1891,
     huile sur toile, 65x92 cm, Boston, Museum of Fine Arts
    (au travers d'une série de près de trente toiles peintes sur le motif de la meule de paille,
     l'artiste étudie les variations de la lumière et de l'ombre portée qui varient selon l'heure du jour
     et les saisons ; il révèle également la matérialité de la peinture et la vibration colorée de la touche,
     notamment au travers des ombres portées bleutées).

     
    DE CHIRICO Giorgio (1888-1978),  Piazza d'Italia, 1913,
    huile sur toile, 35,2x25 cm, Toronto (Canada), Art Gallery of Ontario
    (les ombres fortes et allongées, engendrées par la lumière rasante latérale,
     renforcent l'ambiance mystérieuse de la place vide et l'effet de profondeur du paysage).
     
     
    MAN RAY (Emmanuel RUDZITSKY dit) (1890-1976),  Rayogramme, Pistolet, 1923,
    photogramme signé et numéroté, 29,5x24 cm, Paris, B.N.F.
    (image réalisée sans appareil photo : traces plus ou moins négatives laissées par les ombres
    des matières et objets positionnés sur un papier photosensible exposé brièvement à la lumière
     et donc noirci, sauf aux emplacements recouverts).
     
     
    KERTESZ André (1894-1985),  Autoportrait en ombres, 1927,
    épreuve gélatino-argentique tirée dans les années 1970
    (l'ombre seule révèle le profil de l'artiste, hors-champ et donc absent du cliché).

     
     
    MOHOLY-NAGY Làszlo (1895-1946),  Modulateur Espace-lumière, 1922-1930
    (une lumière à travers les pièces mobiles d'une machine constituée d'éléments de métal et de verre 
    projette sur les murs un enchevêtrement d'ombres et de lumières animées).
     
     
     
    DALI Salvador (1904-1989),  Vertige, 1930, huile sur toile, 60x50 cm, collection particulière
    (les ombres fortes renforcent l'atmosphère étrange de la scène et évoquent des personnages -couple- hors-champ).
     
     
    PICASSO Pablo (1881-1973),  L'ombre, 1953,
    huile et fusain sur toile, 129,5x96,5 cm, Paris, Musée Picasso
    (une mise en abyme du peintre et de son modèle dans l'atelier,
    avec la seule ombre de l'artiste pour autoportrait).
     
     
     
    DUCHAMP Marcel (1887-1968),  With my tongue in my cheek ( Avec ma langue dans ma bouche), 1959,
     assemblage, plâtre et crayon sur papier monté sur bois, 25x15,5x5,1 cm
    (l'ombre du moulage en plâtre de la joue reste ambiguë,
    évoquant tout à la fois la pratique du dessin et marquant le relief).
     
     
    ACCONCI Vito (né en 1940),  Three relationship studies
    ( Etude sur trois types de rapports), 1- Shadow-Play ( Théâtre d'ombres), 1970,
     photo extraite du film super 8 mm, muet et en noir et blanc, de 2 minutes 30
    (montrant une performance de l'artiste, dos à la caméra, luttant à mains nues contre son ombre portée sur le mur).


     
    OPPENHEIM Dennis (1938-2011),  Stage I and II, Reading position for 2nd degree burn
    ( Étapes 1 et 2, En position pour une brûlure au second degré), juin 1970,
    deux photos couleur collées sur papier et accompagnées de textes tapés à la machine
    (l'artiste se sert de son propre corps comme oeuvre et l'utilise comme support photosensible
    où la lumière solaire inscrit, comme dans la technique du photogramme,
    l'empreinte négative du livre ouvert et brûle en 5 heures le reste de la peau exposée).



    MAIER Vivian (1926-2009),  Vivian's Shadow with Flags, 1970,
    photographie argentique en noir et blanc.

     
    BACON Francis (1909-1992),  Triptyque, 1973, huile sur toile, 198x147 cm, collection particulière
    (les ombres fusionnent dans le volet central et évoquent l'ange de la mort).
     
     
    WARHOL Andy (1928-1987),  Shadows (Ombres), 1978-1979,
    suite de 102 toiles sérigraphiées et peintes à la main, New-York, Dia Foundation
     (l'ombre est ici détachée du réel ; réalisées à partir de photographies déformées des ombres générées
     dans le studio de l'artiste, les toiles se succèdent en série avec des variations colorées -voir Monet-
    mais ici comme la décomposition d'une séquence filmique aux motifs abstraits).
     
     
    BOLTANSKI Christian (né en 1944),  Théâtre d'ombres, 1984,
     figurines en carton, papier, laiton, fil de fer, projecteur et ventilateur
    (les ombres des silhouettes d'un petit théâtre de marionnettes sont mouvantes,
     projetées et agrandies sur le mur ;
     elles évoquent tout aussi bien les jeux, les histoires et les peurs de l'enfance que les danses macabres
     ou la tradition des théâtres d'ombres chinois et indonésiens).
     

    FUKUDA Shigeo (1932-2009),  Lunch with a helmet on (Déjeuner avec un casque), 1987,
    844 couverts soudés (fourchettes, cuillères et couteaux en acier inoxydable), 186x79x108 cm
    (l'ombre portée révèle une image différente du réel car c'est elle qui conditionne cette dernière
     et non l'inverse comme normalement).



     MONINOT Bernard (né en 1949),  Mandawa, 1992,
     émail blanc sur assemblage de corde à piano et plastique découpé,
     39x103x4 cm, collection de l'artiste
    (l'artiste photographie un réseau d'ombres portées puis il restitue ce réseau par une structure en relief
     constituée de petites plaques blanches découpées ; une source lumineuse dédouble la structure abstraite
     en révélant sur le mur l'ombre portée recherchée).



     HYVRARD Colette (née en 1957),  Les envahisseurs, 1994,
    photo noir et blanc contrecollée sur aluminium, 100x164 cm
    (l'ombre révèle une image déformée et détournée des objets réels).



    GARCIN Gilbert (né en 1929),  L'ombre de son maître, 1995,
     épreuve gélatino-argentique, 40,5x30,5 cm (photomontage manuel)
    (adoration symbolique du chien pour l'homme - de l'homme pour Dieu au travers de l'icône ?).



     NOBLE Tim (né en 1966) et WEBSTER Sue (née en 1967),  Dirty white trash with gulls
    ( Tas d'ordures avec mouettes), 1998,
    (montrant en ombre portée les autoportraits des deux artistes).



     EERDEKENS Fred (né en 1951),  Neo Deo, 2002, matériaux synthétiques, projecteur, 1400x400 cm
    (les ombres des matières révèlent des interstices lumineux où se dessinent des mots).



    KAGAN Larry (né en 1974),  Black cat, 2005, acier soudé
    (l'ombre portée révèle une image figurative différente du réel car c'est elle qui conditionne cette dernière
     en déterminant un assemblage abstrait).


     GALLAGHER Ellis (né en 1973), Hudson St. West-Village, Manhattan, New-York, 2006
    (les ombres portées allongées des objets de la rue éclairés par les réverbères sont redessinées
    par un trait de contour clair à la craie puis ces oeuvres éphémères sont photographiées par ce street-artiste).



     RAMETTE Philippe (né en 1961),  L'ombre de moi-même, 2007,
     installation lumineuse, technique mixte,
    vue de l'exposition du Domaine départemental de Chamarande en 2007
    (l'ombre portée des vêtements dessine le corps nu de l'artiste qui a quitté ces derniers
    -le contenant révélant le contenu-  et évoque la posture du  David de Michel-Ange).
     

     

  • SDF ET MARGINAUX DANS L'ART

    Par FLORENT FORTIN, publié le dimanche 20 avril 2014 17:19 - Mis à jour le dimanche 20 avril 2014 17:19

    Di BARTOLO Andrea (1389-1426),  Joachim et les mendiants, c. 1400,
     tempera sur bois, 32x44 cm, Washington, National Gallery of Art. 
     
     
     BRUEGHEL L'Ancien Pieter (c.1525-1569),  Mendiants, 1568,
     21x18 cm, huile sur bois, Paris, Musée du Louvre.
     
     
    LE GRECO (c.1541-1614),  Saint-Martin et le mendiant, 1598,
     huile sur toile, 191x98 cm, Washington, National Gallery of Art.
     
     
     
     
    MURILLO Bartholomé Esteban (c.1617-1682),  Le jeune mendiant, c.1650, 
    huile sur toile, 100x134 cm, Paris, Louvre.
     


    COURBET Gustave (1819-1877),  Les Demoiselles de village faisant l’aumône, 1851-1852,
    huile sur toile, 194.9x261 cm, New-York, The Metropolitan Museum of Art. 
     
     
     COURBET Gustave (1819-1877),  La pauvresse de village, c.1866,
     huile sur toile, 86x126 cm, Suisse, Collection privée.
     
     
     COURBET Gustave (1819-1877),  L’Aumône d'un mendiant à Ornans, 1868,
    huile sur toile, 210,9x175,3 cm, Scotland, Glasgow Museums.
     
     
     REJLANDER Oscar Gustave (1813-1875),  Homeless ou  Gamin des rues en haillons, années 1860,
     papier albuminé 20,2x14,9 cm, Rochester, George Eastman House.

     
     
     BASTIEN-LEPAGE Jules (1848-84),  Le mendiant, c.1881,
     huile sur toile, 40x32 cm, Paris, Musée d'Orsay.
     

    BOUGUEREAU William Adolphe (1825-1905),  Les Petites mendiantes, 1890,
    huile sur toile, 93,4x161,6 cm, Syracuse University of Art Gallery.

     
     MAIGNAN Maurice (1868-1946),  Un gueux, c.1897,
    statuette, bronze,24,5x21,7x21 cm, Paris, Musée d'Orsay.
     
     
    PICASSO Pablo (1881-1973),  Pauvres au bord de la mer, 1903,
     huile sur bois, 105x69 cm, Washington, National Gallery of Art. 
     
     
    DIX Otto (1891-1969),  Pragerstrasse, 1920,
     huile sur toile, 101x81 cm, Stuttgart, Galerie der Stadt.

     
     EVANS Walker (1903-1975),  Starving Cuban Family, 1933,
     Vintage gelatin silver print, 13.8 x 22.7 cm, Private collection.
     
     
     LANGE Dorothea (1895-1965),  Queue devant une soupe populaire (White Angel Breadline), San Francisco, c.1934,
     épreuve à la gélatine argentique tirée c.1945.
     
     
     LANGE Dorothea (1895-1965),  Poor Mother and Children, California, 1936,
    épreuve gélatino-argentique.


    OLDENBURG Claes (né en 1929), The Big Man, 1960,
    carton ondulé, papier journal, bois, peint avec de la caséine, H : 469,9 cm, Cologne, Musée Ludwig.
     
     
    McCULLIN Don (né en 1935),  Sans-abri irlandais, East End, Londres, 1969,
    photographie en noir et blanc.
     
     
     HANSON Duane (1925-1996),  Bowery Derelicts, 1969,
    résine polyester et fibre de verre, huile polychrome,
    techniques mixtes et accessoires, taille réelle,
    Aachen (Allemagne), Neue Galeria.
     
     
    HANSON Duane (1925-1996),  Drug Addict Louisiana, 1974,
    taille réelle, fibre de verre et technique mixte, Denmark, 
    Collection of The Louisiana Museum of Modern Art.
     
     
     Nan Goldin (née 1953),  Self-portrait, one month after being battered, 1984,
    in  The Ballad of Sexual dependency, New-York, 1986,
     diaporama et journal publié.
     
     
    WODICZKO Krzysztof (né en 1943),  The Homeless Projection, 1986-1987,
    Mémorial aux soldats Guerre civile, Boston, USA
     
     
     SEGAL George (1924-2002),  Depression Bread Line, 1991,
     installation, bronze, env. 275x376x91,5 cm, FDR Memorial, Washington, DC.
     
     
     
     BARBIER Gilles (né en 1965),  L'Ivrogne, 1999-2004,
    technique mixte, 700x90x90 cm, Vitry sur Seine, Musée d'Art Contemporain.
     
     
     
     BARBIER Gilles (né en 1965),  L'Hospice, 2002,
    technique mixte, six personnages de cire grandeur nature,
     Miami, Collection Martin Z. Margulies.
     
     
    ANAYA-GAUTHIER Céline (née en 1977),  Femme en errance, 2003-2004,
     Paris, Gare de Lyon, association et ouvrage  Coeur de femmes.
     
     
     RYMAN Will (né en 1969),  The Bed, 2007,
     papier mâché, résine époxy, treillis métallique, 
    acrylique, bois, tissu, 96x180x330 cm.
     
     
    JR (né en 1983),  Women (Femmes du bidonville de Kibera, Kenya), 2007-2009,
    installation d'impressions monumentales en noir et blanc sur toitures, colline et wagons
     de photographies de femmes du bidonville et de femmes d'autres continents..


    JEFFRIES Lee (né en 1971),  Homeless, série  Lost Angels, 2008-2013,
    depuis une rencontre avec une sans-abri, Lee Jeffries s'est improvisé artiste et a parcouru le monde pour réaliser des portraits de SDF ;
      il vend ses albums au profit d'une association de soutien à ces gens.

     

  • Le thème de l'arbre dans l'art contemporain 1

    Par FLORENT FORTIN, publié le dimanche 20 avril 2014 16:35 - Mis à jour le dimanche 20 avril 2014 16:37
    VEILHAN Xavier (né en 1963),  La Forêt, 1998,
    tissu synthétique, dimensions variables, Genève, Collection MAMCO
    (à la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d'immenses troncs d'arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler, dans une odeur suffocante. Cette forêt fictive est, pour l'artiste, à l'image des forêts européennes actuelles, plantées et entretenues par l'homme).



    Le thème de l'arbre existe dans la sculpture traditionnelle comme élément de décor évocateur du paysage naturel, comme élément de narration et comme élément symbolique, que ce soit dans les thèmes mythologiques ou chrétiens.
     
     
    PRAXITÈLE (c.400-c.325 av. J.-C.),  Apollon sauroctone (tueur de lézard), vers 350 av. J.-C.,
    copie romaine du I° ou du II° s. av. J.-C., marbre, H : 149 cm, Paris, Musée du Louvre
    (le corps d'Apollon (?), tenant peut-être une flèche à l'origine, est en appui sur l'arbre où grimpe un lézard).
     
    RIZZO Antonio (c.1440-c.1499),  Le Péché originel, 1476,
    Venise, registre inférieur de l'angle occidental de la façade du Palais des Doges
    (Au Paradis, l'Arbre de la Connaissance est au centre d'Adam et Ève et porteur du Serpent).
     
     
    LE BERNIN (1598-1680),  Apollon et Daphné, 1622-1625,
    marbre, H : 243 cm, Rome, Galerie Borghese
    (la nymphe Daphné, poursuivie par Apollon, échappe à son agresseur amoureux
    grâce à sa métamorphose en laurier).
     
    RODIN Auguste (1840-1917),  Le Vieil Arbre (Mercure et Faunesse), avant 1896,
    plâtre patiné, 40,2x40,8x18,6 cm, Paris, Musée Rodin
    (à la fois végétal et homme, l'arbre est tout à la fois une allégorie 
    de l'énergie vitale de la nature et de l'homme).
     
     
    Au XX° siècle, le thème de l'arbre persiste dans la sculpture mais sa représentation réaliste est plus rarement recherchée, au profit d'une évocation de sa géométrie, de sa verticalité, de sa mouvance et de sa force vitale et symbolique (symbole de la nature, du cosmos, lien entre terre et ciel, image du temps, habitat-refuge, métaphore de la vie humaine). L'arbre devient le témoin et le symbole de l'activité créatrice (sculpture, peinture, architecture, mythes, poésie) et destructrice de l'homme (préoccupations écologiques et références aux génocides).
     
    L'arbre devient souvent le thème principal de l'oeuvre, traité avec tous matériaux ou bien simplement présenté (arbre réel).
    En milieu naturel (paysage support et matériau), il est l'objet de recouvrements, d'installations, d'actions et de performances éphémères dont la mémoire est conservée par des traces photos ou vidéos. 
    En milieu urbain (rues, musées), l'arbre, sculpture unique ou multiple (bosquet, forêt), adopte souvent des dimensions monumentales et intègre à l'urbanisme et à l'architecture un élément de paysage ; il envahit notamment l'espace du musée, créant parfois même un environnement dans lequel se déplace le spectateur.
     
     
    BRANCUSI Constantin (1876-1957),  Colonne sans fin, 1926,
    sculpture taillée dans un peuplier du jardin d'Edward Steichen à Voulangis (Seine-et-Marne),
    photographie de 1926, tirage argentique noir et blanc, 39,6x29,6 cm
    (l'arbre devient matériau, tout en conservant sa verticalité et se métamorphose en colonne qui répète un motif géométrique et rhomboïdal à l'infini, allant soutenir le ciel -Axe du Monde- comme dans de nombreuses mythologies).
     
     
    RAYSSE Martial (né en 1936),  Arbre, 1960, 
    assemblage de bouteilles et objets en plastique sur tige de métal,
     200x81x81 cm, Nice, MAMAC
    (l'objet de consommation, témoin d'une époque, est recyclé, accumulé 
    et détourné, formant un feuillage coloré).
     
    KLEIN Yves (1928-1962),  L'Arbre, grande éponge bleue, 1962,
    pigment pur et résine synthétique sur éponge et plâtre,
    150x90x42 cm, Paris, MNAM
    (le monochrome imprègne l'éponge naturelle et devient une sculpture portée
     par une tige et un socle, semblables à un tronc).
     
     
    DE SAINT PHALLE Niki (1930-2002),  La Mariée sous l'arbre, 1963-1964,
    objets divers, étoffe sur construction en fil de fer, 228x200x240 cm, Nice, MAMAC
    (l'oeuvre appartient à la "période blanche" de l'artiste, avec notamment ses mariées chétives et souffrantes :  "Cet arbre coloré, délirant, très beau, c'est l'image de la vie. Et en-dessous, 
    la femme toute blanche, exsangue, est en somme spiritualisée").
     
     
    CALDER Alexander (1898-1976),  The Tree, 1966,
    acier peint, 5,20x10,70 m, Bâle
    (tout à la fois  Stabile et  Mobile, l'acier découpé amène masse et transparence
    dans une sculpture en partie animée par les courants d'air naturels).
     
     
    PENONE Giuseppe (né en 1947),  Alpes Maritimes – Il poursuivra sa croissance sauf en ce point, 1968,
     photographie en noir et blanc gardant trace de la performance et photographie couleur avec main de bronze, 1978, montrant la déformation de l'arbre en ce point, dix ans plus tard.
    « Je sens la respiration de la forêt, j’entends la croissance lente et inexorable du bois, je modèle ma respiration sur la respiration du végétal, je perçois l’écoulement de l’arbre autour de ma main posée sur son tronc... La main s’enfonce dans le tronc de l’arbre qui, par la vitesse de sa croissance et la plasticité de la matière, devient l’élément fluide idéal pour être modelé », G.Penone, 1968.
     
     
    PENONE Giuseppe (né en 1947),  Le vert du bois, 1987,
      frottage au fusain, peinture sur toile, branche d’arbre.
     
     
    SMITHSON Robert (1938-1973),  First Upside Down Tree (Premier arbre inversé), 1969,
    Alfred (New-Jersey), diapositive, photographie couleur, 35,5x35,5 cm
    (action dans le paysage conservée par la photographie ; le mythe de l'arbre inversé existe dans de nombreuses civilisations et est chez Platon une image de l'homme ; l'arbre étend désormais ses racines dans le ciel, et inversement, avec des formes curvilignes semblables, sculptées par sa croissance).
     
    MENDIETA Ana (1948-1985),  Série Arbol de la Vita (Arbre de Vie), 1977,
    corps de l'artiste, boue et arbre, action réalisée à Old Man's Creek, Iowa
    (performance où l'artiste, par sa nudité, sa peau de terre, son contact et sa posture, communique avec les forces de la nature et se confond avec elles. "C'est un chemin pour retrouver mes racines et redevenir
     un avec la nature. J'établis un dialogue entre le paysage et le corps féminin, symbole de maternité").
     
     
    DUBUFFET Jean (1901-1985),  Groupe de 4 arbres, 1970-72, New-York, Chase Manhattan Plaza,
    résine Epoxy peinte au polyuréthane, H 12 m
    (utilisation des formes de l 'Hourloupe, avec des contours noirs sur fond blanc
     et des graphismes curvilignes à échelle monumentale).
     
    UDO Nils (né en 1937),  Porte, 1980, Chiemgau (Haute-Bavière),
    frêne, noisetier, saules et branches de hêtre, ilfochrome sur alu, 100x100 cm, 12 exemplaires.
     
    UDO Nils (né en 1937),  Nid de lavande, 1998, Parc de Crestet, Vaison-la-Romaine,
    photographie couleur, 120x120 cm
    (l'oeuvre s'inscrit dans le paysage, est photographiée mais également se visite.
    "D'un diamètre impressionnant (15 mètres environ), il est composé d'un enchevêtrement de branches et de troncs noueux de chênes autour d'une cuvette circulaire en terre. Le fond est tapissé de plants serrés de lavande, interdisant d'y pénétrer au risque de les détruire. Le spectateur est donc contraint d'observer le nid de l'extérieur s'il veut préserver la nature comme le lui suggère l'artiste").


    GOLDSWORTHY Andy (né en 1956),  Snow ball in Trees, 1980, Robert Hall Wood, Yorkshire,
    photographie Cibachrome, 40,5x51 cm.
     
    GOLDSWORTHY Andy (né en 1956),  Hanging Tree ( Arbre accroché), 2007,
     Wakefield (Angleterre), Yorkshire Sculpture Park.
     
     
    BEUYS Joseph (), 7000 chênes, 1982-1987,
    (l'artiste commence en 1982, à la Documenta 7 de Cassel,  la plantation de 7000 chênes
     qui va se continuer pendant cinq ans sur toute la planète. Chaque chêne est associé à l'une des 7000 colonnes de basalte entassées à Cassel. Chaque acheteur plante un arbre auprès duquel est déposé une colonne de basalte. Le public suit ainsi le développement de l'action à mesure de la disparition des colonnes de basalte. L'arbre apparaît d'abord plus petit que la colonne de basalte puis plus grand : "Mon intention est de donner l'alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie. La plantation des chênes n'est pas seulement une action de la nécessité de la biosphère (...) mais à un concept écologique plus vaste (...), parce que nous ne voulons jamais arrêter l'action de plantation").
     
     
     
    ERNEST PIGNON ERNEST (né en 1942),  Les Arborigènes, 1984,
    Centre européen d'actions artistiques européennes, Parc de Pourtalès, Strasbourg 
    (projet développé également à Antibes, Paris et Venise).
    (« Comme les plantes, comme les feuilles, ces sculptures sont des accumulations de cellules végétales mises en forme : il leur faut du soleil, il leur faut de l’eau, sinon elles meurent, elles se dessèchent se décomposent. Elles assimilent la lumière du soleil, la transforme en glucose, en vie ; elles fixent le gaz carbonique et produisent de l’oxygène, elles respirent la nuit. C’est du végétal à forme humaine, traversé par le phénomène de la photosynthèse. Nous les avons conservées plusieurs mois dans la serre du Centre d’Etudes nucléaires de Cadarache. Claude Gudin craignait que la production de chaleur lors de la fabrication ait fragilisé les cellules. Il les a donc en partie réensemencées par injections. Il estimait à environ un milliard le nombre de cellules dans chaque personnage. Il ne s’agit pas d’une « enveloppe » plastique remplie de cellules, ni même d’une éponge qui en serait imprégnée. Les cellules de micro-algues sont immobilisées au niveau moléculaire dans le polymère"). 
     
    FRIEDMANN Gloria (née en 1950),  Monument, 1990,
    Essen, Moltkeplatz,
    (arbre mort noyé dans le béton ; l'artiste mélange formes
     minimalistes et préoccupations écologiques). 
     
    FRIEDMANN Gloria (née en 1950),  Semper Virens, 2013,
    rue de la Liberté, place François Rude, Dijon,
    (arbre, en bronze et béton, en forme de visage et socle à base de terre).
     
     
     COGNET Roland (né en 1957),  Sans titre, 1991,
    frêne, acier, 100x32 cm, Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud.
    (l'artiste associe le tronc de l'arbre avec des formes géométriques, des matériaux industriels 
    et des techniques renouvelées de taille ou de moulage).
     
    COGNET Roland (né en 1957),  Cyprès, 2008,
    séquoia, résine moulée, 190x80x110 cm, Clermnt-Ferrand, Galerie Gastaud.


     
    CHAPMAN Jake (né en 1966) & Dinos (né en 1962),  Great Deads Against The Dead, 1994,
    ( Hauts faits contre les morts) techniques mixtes avec socle dont mannequins en fibre de verre, résine et peinture, 277x244x152 cm, oeuvre réalisée en hommage aux gravures de Goya,  Les Désastres de la Guerre, Londres, Saatchi Gallery.

    COLOSIMO Gianni (né en 1953),  L'Arbre de Jake & Dinos, 2011,
    socle et arbre octogonal en acier articulé et démontable recouvert de centaines de poupées
     et accompagné de figurines de jeux de stratégie sur le socle, 500x300x70 cm,
    exposition "L'Art contemporain raconté aux enfants", Lyon, La Sucrière, 2012,
    (l'artiste revisite ici et s'approprie de nombreuses œuvres contemporaines et notamment l'oeuvre des frères Chapman).

     
    DION Mark (né en 1961),  Tar and Feathers (Le Goudron et les plumes), 1996, 
    arbre (H : 102 cm, D : 40 cm), base en bois, goudron, plumes et divers animaux empaillés, 
    New-York, Tanya Bonakdar Gallery
    (message écologiste pessimiste d'un artiste habitué aux Cabinets de curiosités et aux animaux naturalisés).
     
    ABAKANOWICZ Magdalena (née en 1930),  Manus ultimus, série  Hand like Trees, 1997, 
    Paris, Jardin des Tuileries, bronze d'un seul bloc
    (des troncs sans branches, comme des main dressées vers le ciel, 
    sont autant de métaphores de l'homme seul, fragile et anonyme).
     

    CHRISTO (né en 1935) et JEANNE-CLAUDE (1935-2009),  Wrapped Trees (Arbres emballés), 1998,
    -collage en deux parties : mine de plomb, craie, papier photographique, crayon à la cire, tissu et ficelle sur carton, 66,5 x 77,5 cm et 66,5 x 30,6 cm, 
    -et photo du projet réalisé dans le Parc de la fondation Beyeler à Riehen, Suisse, novembre 1998
    (178 arbres enveloppés pendant quelques semaines, offrant un paysage renouvelé, avec des contrastes de pesanteur et légèreté, violence et tendresse, transparence et compacité. Au fil des heures, selon l’incidence de la lumière, du vent, de la pluie et de la neige, ces « organismes » mystérieusement enveloppés et ligotés offraient des moments à couper le souffle).
     

     VEILHAN Xavier (né en 1963),  La Forê t, 1998,
    tissu synthétique, dimensions variables, Genève, Collection MAMCO
    (à la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d'immenses troncs d'arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler, dans une odeur suffocante. Cette forêt fictive est, pour l'artiste, à l'image des forêts européennes actuelles, plantées et entretenues par l'homme).
     

    MASSARD Didier (né en 1953),  Arbre en hiver, 2000,
    photographie couleur,
    (l'artiste fabrique minutieusement des maquettes de paysages féeriques qu'il photographie ensuite).
     
    CHARNEY Melvin (né en 1935),  Arbres, Maine, été 2000, 2001,
    photographies noir et blanc, 61x190,5 cm (montage de 4 épreuves de 50,8x40,64 cm chacune),
    (une construction photographique évoquant métaphpriquement le processus d'éducation de l'homme).
     
     
    PENONE Giuseppe (né en 1947),  L’Arbre aux voyelles, 1999 (installé en décembre 1999, inauguré en 2000),
     bronze patiné (L :14 m) et arbres, Paris,
    (le moulage d'un chêne déraciné donne matière sculpturale au temps, conserve la mémoire du dernier état de l'arbre et crée un fossile pérenne et réaliste par ses formes, matériaux et couleurs, d'autant qu'il est placé au sein d'une végétation vivante. L'artiste intègre de plus dans son installation in situ, la plantation de cinq arbustes d'essences différentes en contact avec l'arbre moulé et en réponse aux cinq voyelles des racines de ce dernier. Ces arbres vivants vont croître avec le temps et varier avec les saisons, transformant lentement l'oeuvre puis enserrant et masquant progressivement l'arbre en bronze).
     
    PENONE Giuseppe (né en 1947),  Cèdre de Versailles, 2008,
    tronc évidé d'environ 6 m de hauteur, Toronto (Canada), Art Gallery of Ontario,
    (l'artiste remonte le temps, révèle la croissance de l'arbre et met en évidence l'arbre jeune
    à l'intérieur même du tronc ; ce dernier devenant une sculpture monumentale).
     


    NASH David (né en),  Three Sun Vessels for Huesca , 2005,
    Parc de sculptures de Berdùn (Espagne), installation in situ, cadran solaire géant constitué
     d'une rose des vents et de trois sculptures en chêne gallois, positionnées à trois des quatre points cardinaux
    (en relation avec la position du soleil aux équinoxes du printemps et de l'automne
     et le passage de la lumière par la fente de l'arbre au sud).
     
     
    KAWAMATA Tadashi (né en 1953),  Tree Huts, 2008,
    bois, installation in situ, dimensions variables, New-York, Madison Square Garden,
    (avec du bois de récupération, l'artiste réalise des installations ou des architectures éphémères qui renvoient à une réflexion sur l'urbanisme, les évolutions et les contrastes de la ville. La cabane, du même matériau que l'arbre, évoque tout à la fois l'habitat primitif, le rêve de l'enfance et le refuge de citoyens précaires des villes contemporaines).
     
    GREAUD Loris (né en 1979),  La Bulle Foret de poudre à canon, 2008,
    exposition  Cellar Door, Paris, Palais de Tokyo
    (une lueur attire vers le fond de la pièce : des arbres recouverts d'un composite élaboré à partir de poudre à canon se dressent sous un ballon lunaire suspendu au plafond. Le visiteur entre dans un conte de fée. Il parcourt cette forêt sans savoir où elle mène et ce qui l'attend. Il imagine mille choses, influencé par son propre vécu et son imaginaire collectif). 
     
     
    SAYEG Magda (née en 1973),  Untitled (Color Sock Tree), 2008
    photographie couleur
    (l'artiste, avec son groupe  Knitta, pratique depuis 2005, au Texas puis dans le monde entier,
     le Yarn Bombing, habillant les objets et les choses du paysage d'un revêtement de pure laine colorée tricotée au crochet).
     
    FRANCOIS Samuel (né en 1977),  A Bit of Colors In The Forest, 2009,
    photographie couleur,
    (arbres peints en partie avec des motifs géométriques et colorés).


    PLENSA Jaume (né en 1955),  The Heart of Trees, 2007,
    7 figures de bronze masculine assises sur un monticule de terre et arbre vivant, 99x66x99 cm,
    exposition Plensa, Bordeaux, Jardin public,
    (l'artiste évoque la communion de l'homme avec la nature ; le corps de son personnage porte des mots aux lettres en relief évoquant le nom de musiciens).
     
    KUSAMA Yayoi (née en 1929),  Walking In My Mind, 2009,
    exposition londonienne à la Hayward Gallery, se poursuivant
    sur les arbres de la rive sud de la Tamise
    (les hallucinations de l'artiste, dès son enfance, l'ont conduites à montrer son monde intérieur
    en recouvrant le monde de ses pois blancs -peinture et sphères- sur fond rouge).
     
     
    RAMETTE Philippe (né en 1961),  Promenade irrationnelle, 2009,
    photographie couleur montée sur aluminium, 150x120 cm, Paris, Galerie Xippas,
    (l'artiste se met lui-même en scène dans son costume noir et compose l'image d'un paysage dont il fait partie de façon extravagante, et visuellement étonnante ou renversante. Il en produit les prises de vue en collaboration avec le photographe Marc Domage et les photographies ne subissent aucune retouche ou montage. Son costume permet de masquer des corsets ou des tiges métalliques permettant d'expérimenter et de tenir la posture recherchée, en défiant les lois physiques de l'apesanteur).


    IMBERI Jan (né en 1973),  Sans titre, Série blanche, n° 5, 2010,
    installation de 9,80x12,50x51 m, photographie couleur de 91,5x110 cm,
    (du blanc sur les troncs de la forêt permettent de créer des anamorphoses
    révélant des formes géométriques dans le paysage).
     
    ZANDER Olsen (né en 1976),  Cadair, Oak, série  Tree Line, 2010,
    (d'origine galloise, l'artiste détermine un point de vue photographique particulier
     puis il recouvre les troncs des arbres de bandes de papier ou de tissu blanc, 
    en suivant la ligne d'horizon visible de ce point, avant de réaliser la photographie révélant l'anamorphose).


    COTTIN Julia (née en 1981),  Akantha, l'Epine blanche, 2012,
    bois d'essences de noyer et de frêne décoloré, 3,50x4,50x13 m, Paris, Galerie Eva Hober,
     exposition, Espace rural d'art contemporain (55), "Le Vent des forêts".
     
    ROUSSEAU Samuel (né 1971),  L'Arbre et son ombre, 2012,
    installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran,
    et retraçant le cycle complet de la vie de l'arbre au fil des saisons,
    Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud.
     
    WEIWEI AI (né en 1957),  Iron Tree, 2013,
    fer, 6,28x7,10x7,10 m, Berlin, Galerie Neugerriemschneider,
    Paris, Grand Palais, exposition de la FIAC 2013,
    (l'arbre est réalisé en métal d'après des moreceaux de bois morts prélevés
     dans les montagnes du sud de la Chine par l'artiste dissident).
     
    OLIVEIRA Henrique (né en 1973),  Baitagogo, 2013,
    exposition, Paris, Palais de Tokyo,
    (l'artiste crée une installation hybride, entre urbanisme et nature, architecture et organique, en bois de Tapumes, bois utilisé au Brésil pour les palissades des chantiers ; ce nœud de bois tumoral qui s'adapte et semble naître du bâtiment même, évoque métaphoriquement la construction des favelas et l'agrandissement tentaculaire de la ville de Sao Paolo en créant un environnement fantastique et déstabilisant).

     

  • Images & réalité

    Par FLORENT FORTIN, publié le jeudi 17 avril 2014 20:24 - Mis à jour le jeudi 17 avril 2014 20:24

     

     

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