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Arts plastiques

Le thème de l'arbre dans l'art contemporain 1

Par FLORENT FORTIN, publié le dimanche 20 avril 2014 16:35 - Mis à jour le dimanche 20 avril 2014 16:37
VEILHAN Xavier (né en 1963),  La Forêt, 1998,
tissu synthétique, dimensions variables, Genève, Collection MAMCO
(à la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d'immenses troncs d'arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler, dans une odeur suffocante. Cette forêt fictive est, pour l'artiste, à l'image des forêts européennes actuelles, plantées et entretenues par l'homme).



Le thème de l'arbre existe dans la sculpture traditionnelle comme élément de décor évocateur du paysage naturel, comme élément de narration et comme élément symbolique, que ce soit dans les thèmes mythologiques ou chrétiens.
 
 
PRAXITÈLE (c.400-c.325 av. J.-C.),  Apollon sauroctone (tueur de lézard), vers 350 av. J.-C.,
copie romaine du I° ou du II° s. av. J.-C., marbre, H : 149 cm, Paris, Musée du Louvre
(le corps d'Apollon (?), tenant peut-être une flèche à l'origine, est en appui sur l'arbre où grimpe un lézard).
 
RIZZO Antonio (c.1440-c.1499),  Le Péché originel, 1476,
Venise, registre inférieur de l'angle occidental de la façade du Palais des Doges
(Au Paradis, l'Arbre de la Connaissance est au centre d'Adam et Ève et porteur du Serpent).
 
 
LE BERNIN (1598-1680),  Apollon et Daphné, 1622-1625,
marbre, H : 243 cm, Rome, Galerie Borghese
(la nymphe Daphné, poursuivie par Apollon, échappe à son agresseur amoureux
grâce à sa métamorphose en laurier).
 
RODIN Auguste (1840-1917),  Le Vieil Arbre (Mercure et Faunesse), avant 1896,
plâtre patiné, 40,2x40,8x18,6 cm, Paris, Musée Rodin
(à la fois végétal et homme, l'arbre est tout à la fois une allégorie 
de l'énergie vitale de la nature et de l'homme).
 
 
Au XX° siècle, le thème de l'arbre persiste dans la sculpture mais sa représentation réaliste est plus rarement recherchée, au profit d'une évocation de sa géométrie, de sa verticalité, de sa mouvance et de sa force vitale et symbolique (symbole de la nature, du cosmos, lien entre terre et ciel, image du temps, habitat-refuge, métaphore de la vie humaine). L'arbre devient le témoin et le symbole de l'activité créatrice (sculpture, peinture, architecture, mythes, poésie) et destructrice de l'homme (préoccupations écologiques et références aux génocides).
 
L'arbre devient souvent le thème principal de l'oeuvre, traité avec tous matériaux ou bien simplement présenté (arbre réel).
En milieu naturel (paysage support et matériau), il est l'objet de recouvrements, d'installations, d'actions et de performances éphémères dont la mémoire est conservée par des traces photos ou vidéos. 
En milieu urbain (rues, musées), l'arbre, sculpture unique ou multiple (bosquet, forêt), adopte souvent des dimensions monumentales et intègre à l'urbanisme et à l'architecture un élément de paysage ; il envahit notamment l'espace du musée, créant parfois même un environnement dans lequel se déplace le spectateur.
 
 
BRANCUSI Constantin (1876-1957),  Colonne sans fin, 1926,
sculpture taillée dans un peuplier du jardin d'Edward Steichen à Voulangis (Seine-et-Marne),
photographie de 1926, tirage argentique noir et blanc, 39,6x29,6 cm
(l'arbre devient matériau, tout en conservant sa verticalité et se métamorphose en colonne qui répète un motif géométrique et rhomboïdal à l'infini, allant soutenir le ciel -Axe du Monde- comme dans de nombreuses mythologies).
 
 
RAYSSE Martial (né en 1936),  Arbre, 1960, 
assemblage de bouteilles et objets en plastique sur tige de métal,
 200x81x81 cm, Nice, MAMAC
(l'objet de consommation, témoin d'une époque, est recyclé, accumulé 
et détourné, formant un feuillage coloré).
 
KLEIN Yves (1928-1962),  L'Arbre, grande éponge bleue, 1962,
pigment pur et résine synthétique sur éponge et plâtre,
150x90x42 cm, Paris, MNAM
(le monochrome imprègne l'éponge naturelle et devient une sculpture portée
 par une tige et un socle, semblables à un tronc).
 
 
DE SAINT PHALLE Niki (1930-2002),  La Mariée sous l'arbre, 1963-1964,
objets divers, étoffe sur construction en fil de fer, 228x200x240 cm, Nice, MAMAC
(l'oeuvre appartient à la "période blanche" de l'artiste, avec notamment ses mariées chétives et souffrantes :  "Cet arbre coloré, délirant, très beau, c'est l'image de la vie. Et en-dessous, 
la femme toute blanche, exsangue, est en somme spiritualisée").
 
 
CALDER Alexander (1898-1976),  The Tree, 1966,
acier peint, 5,20x10,70 m, Bâle
(tout à la fois  Stabile et  Mobile, l'acier découpé amène masse et transparence
dans une sculpture en partie animée par les courants d'air naturels).
 
 
PENONE Giuseppe (né en 1947),  Alpes Maritimes – Il poursuivra sa croissance sauf en ce point, 1968,
 photographie en noir et blanc gardant trace de la performance et photographie couleur avec main de bronze, 1978, montrant la déformation de l'arbre en ce point, dix ans plus tard.
« Je sens la respiration de la forêt, j’entends la croissance lente et inexorable du bois, je modèle ma respiration sur la respiration du végétal, je perçois l’écoulement de l’arbre autour de ma main posée sur son tronc... La main s’enfonce dans le tronc de l’arbre qui, par la vitesse de sa croissance et la plasticité de la matière, devient l’élément fluide idéal pour être modelé », G.Penone, 1968.
 
 
PENONE Giuseppe (né en 1947),  Le vert du bois, 1987,
  frottage au fusain, peinture sur toile, branche d’arbre.
 
 
SMITHSON Robert (1938-1973),  First Upside Down Tree (Premier arbre inversé), 1969,
Alfred (New-Jersey), diapositive, photographie couleur, 35,5x35,5 cm
(action dans le paysage conservée par la photographie ; le mythe de l'arbre inversé existe dans de nombreuses civilisations et est chez Platon une image de l'homme ; l'arbre étend désormais ses racines dans le ciel, et inversement, avec des formes curvilignes semblables, sculptées par sa croissance).
 
MENDIETA Ana (1948-1985),  Série Arbol de la Vita (Arbre de Vie), 1977,
corps de l'artiste, boue et arbre, action réalisée à Old Man's Creek, Iowa
(performance où l'artiste, par sa nudité, sa peau de terre, son contact et sa posture, communique avec les forces de la nature et se confond avec elles. "C'est un chemin pour retrouver mes racines et redevenir
 un avec la nature. J'établis un dialogue entre le paysage et le corps féminin, symbole de maternité").
 
 
DUBUFFET Jean (1901-1985),  Groupe de 4 arbres, 1970-72, New-York, Chase Manhattan Plaza,
résine Epoxy peinte au polyuréthane, H 12 m
(utilisation des formes de l 'Hourloupe, avec des contours noirs sur fond blanc
 et des graphismes curvilignes à échelle monumentale).
 
UDO Nils (né en 1937),  Porte, 1980, Chiemgau (Haute-Bavière),
frêne, noisetier, saules et branches de hêtre, ilfochrome sur alu, 100x100 cm, 12 exemplaires.
 
UDO Nils (né en 1937),  Nid de lavande, 1998, Parc de Crestet, Vaison-la-Romaine,
photographie couleur, 120x120 cm
(l'oeuvre s'inscrit dans le paysage, est photographiée mais également se visite.
"D'un diamètre impressionnant (15 mètres environ), il est composé d'un enchevêtrement de branches et de troncs noueux de chênes autour d'une cuvette circulaire en terre. Le fond est tapissé de plants serrés de lavande, interdisant d'y pénétrer au risque de les détruire. Le spectateur est donc contraint d'observer le nid de l'extérieur s'il veut préserver la nature comme le lui suggère l'artiste").


GOLDSWORTHY Andy (né en 1956),  Snow ball in Trees, 1980, Robert Hall Wood, Yorkshire,
photographie Cibachrome, 40,5x51 cm.
 
GOLDSWORTHY Andy (né en 1956),  Hanging Tree ( Arbre accroché), 2007,
 Wakefield (Angleterre), Yorkshire Sculpture Park.
 
 
BEUYS Joseph (), 7000 chênes, 1982-1987,
(l'artiste commence en 1982, à la Documenta 7 de Cassel,  la plantation de 7000 chênes
 qui va se continuer pendant cinq ans sur toute la planète. Chaque chêne est associé à l'une des 7000 colonnes de basalte entassées à Cassel. Chaque acheteur plante un arbre auprès duquel est déposé une colonne de basalte. Le public suit ainsi le développement de l'action à mesure de la disparition des colonnes de basalte. L'arbre apparaît d'abord plus petit que la colonne de basalte puis plus grand : "Mon intention est de donner l'alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie. La plantation des chênes n'est pas seulement une action de la nécessité de la biosphère (...) mais à un concept écologique plus vaste (...), parce que nous ne voulons jamais arrêter l'action de plantation").
 
 
 
ERNEST PIGNON ERNEST (né en 1942),  Les Arborigènes, 1984,
Centre européen d'actions artistiques européennes, Parc de Pourtalès, Strasbourg 
(projet développé également à Antibes, Paris et Venise).
(« Comme les plantes, comme les feuilles, ces sculptures sont des accumulations de cellules végétales mises en forme : il leur faut du soleil, il leur faut de l’eau, sinon elles meurent, elles se dessèchent se décomposent. Elles assimilent la lumière du soleil, la transforme en glucose, en vie ; elles fixent le gaz carbonique et produisent de l’oxygène, elles respirent la nuit. C’est du végétal à forme humaine, traversé par le phénomène de la photosynthèse. Nous les avons conservées plusieurs mois dans la serre du Centre d’Etudes nucléaires de Cadarache. Claude Gudin craignait que la production de chaleur lors de la fabrication ait fragilisé les cellules. Il les a donc en partie réensemencées par injections. Il estimait à environ un milliard le nombre de cellules dans chaque personnage. Il ne s’agit pas d’une « enveloppe » plastique remplie de cellules, ni même d’une éponge qui en serait imprégnée. Les cellules de micro-algues sont immobilisées au niveau moléculaire dans le polymère"). 
 
FRIEDMANN Gloria (née en 1950),  Monument, 1990,
Essen, Moltkeplatz,
(arbre mort noyé dans le béton ; l'artiste mélange formes
 minimalistes et préoccupations écologiques). 
 
FRIEDMANN Gloria (née en 1950),  Semper Virens, 2013,
rue de la Liberté, place François Rude, Dijon,
(arbre, en bronze et béton, en forme de visage et socle à base de terre).
 
 
 COGNET Roland (né en 1957),  Sans titre, 1991,
frêne, acier, 100x32 cm, Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud.
(l'artiste associe le tronc de l'arbre avec des formes géométriques, des matériaux industriels 
et des techniques renouvelées de taille ou de moulage).
 
COGNET Roland (né en 1957),  Cyprès, 2008,
séquoia, résine moulée, 190x80x110 cm, Clermnt-Ferrand, Galerie Gastaud.


 
CHAPMAN Jake (né en 1966) & Dinos (né en 1962),  Great Deads Against The Dead, 1994,
( Hauts faits contre les morts) techniques mixtes avec socle dont mannequins en fibre de verre, résine et peinture, 277x244x152 cm, oeuvre réalisée en hommage aux gravures de Goya,  Les Désastres de la Guerre, Londres, Saatchi Gallery.

COLOSIMO Gianni (né en 1953),  L'Arbre de Jake & Dinos, 2011,
socle et arbre octogonal en acier articulé et démontable recouvert de centaines de poupées
 et accompagné de figurines de jeux de stratégie sur le socle, 500x300x70 cm,
exposition "L'Art contemporain raconté aux enfants", Lyon, La Sucrière, 2012,
(l'artiste revisite ici et s'approprie de nombreuses œuvres contemporaines et notamment l'oeuvre des frères Chapman).

 
DION Mark (né en 1961),  Tar and Feathers (Le Goudron et les plumes), 1996, 
arbre (H : 102 cm, D : 40 cm), base en bois, goudron, plumes et divers animaux empaillés, 
New-York, Tanya Bonakdar Gallery
(message écologiste pessimiste d'un artiste habitué aux Cabinets de curiosités et aux animaux naturalisés).
 
ABAKANOWICZ Magdalena (née en 1930),  Manus ultimus, série  Hand like Trees, 1997, 
Paris, Jardin des Tuileries, bronze d'un seul bloc
(des troncs sans branches, comme des main dressées vers le ciel, 
sont autant de métaphores de l'homme seul, fragile et anonyme).
 

CHRISTO (né en 1935) et JEANNE-CLAUDE (1935-2009),  Wrapped Trees (Arbres emballés), 1998,
-collage en deux parties : mine de plomb, craie, papier photographique, crayon à la cire, tissu et ficelle sur carton, 66,5 x 77,5 cm et 66,5 x 30,6 cm, 
-et photo du projet réalisé dans le Parc de la fondation Beyeler à Riehen, Suisse, novembre 1998
(178 arbres enveloppés pendant quelques semaines, offrant un paysage renouvelé, avec des contrastes de pesanteur et légèreté, violence et tendresse, transparence et compacité. Au fil des heures, selon l’incidence de la lumière, du vent, de la pluie et de la neige, ces « organismes » mystérieusement enveloppés et ligotés offraient des moments à couper le souffle).
 

 VEILHAN Xavier (né en 1963),  La Forê t, 1998,
tissu synthétique, dimensions variables, Genève, Collection MAMCO
(à la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d'immenses troncs d'arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler, dans une odeur suffocante. Cette forêt fictive est, pour l'artiste, à l'image des forêts européennes actuelles, plantées et entretenues par l'homme).
 

MASSARD Didier (né en 1953),  Arbre en hiver, 2000,
photographie couleur,
(l'artiste fabrique minutieusement des maquettes de paysages féeriques qu'il photographie ensuite).
 
CHARNEY Melvin (né en 1935),  Arbres, Maine, été 2000, 2001,
photographies noir et blanc, 61x190,5 cm (montage de 4 épreuves de 50,8x40,64 cm chacune),
(une construction photographique évoquant métaphpriquement le processus d'éducation de l'homme).
 
 
PENONE Giuseppe (né en 1947),  L’Arbre aux voyelles, 1999 (installé en décembre 1999, inauguré en 2000),
 bronze patiné (L :14 m) et arbres, Paris,
(le moulage d'un chêne déraciné donne matière sculpturale au temps, conserve la mémoire du dernier état de l'arbre et crée un fossile pérenne et réaliste par ses formes, matériaux et couleurs, d'autant qu'il est placé au sein d'une végétation vivante. L'artiste intègre de plus dans son installation in situ, la plantation de cinq arbustes d'essences différentes en contact avec l'arbre moulé et en réponse aux cinq voyelles des racines de ce dernier. Ces arbres vivants vont croître avec le temps et varier avec les saisons, transformant lentement l'oeuvre puis enserrant et masquant progressivement l'arbre en bronze).
 
PENONE Giuseppe (né en 1947),  Cèdre de Versailles, 2008,
tronc évidé d'environ 6 m de hauteur, Toronto (Canada), Art Gallery of Ontario,
(l'artiste remonte le temps, révèle la croissance de l'arbre et met en évidence l'arbre jeune
à l'intérieur même du tronc ; ce dernier devenant une sculpture monumentale).
 


NASH David (né en),  Three Sun Vessels for Huesca , 2005,
Parc de sculptures de Berdùn (Espagne), installation in situ, cadran solaire géant constitué
 d'une rose des vents et de trois sculptures en chêne gallois, positionnées à trois des quatre points cardinaux
(en relation avec la position du soleil aux équinoxes du printemps et de l'automne
 et le passage de la lumière par la fente de l'arbre au sud).
 
 
KAWAMATA Tadashi (né en 1953),  Tree Huts, 2008,
bois, installation in situ, dimensions variables, New-York, Madison Square Garden,
(avec du bois de récupération, l'artiste réalise des installations ou des architectures éphémères qui renvoient à une réflexion sur l'urbanisme, les évolutions et les contrastes de la ville. La cabane, du même matériau que l'arbre, évoque tout à la fois l'habitat primitif, le rêve de l'enfance et le refuge de citoyens précaires des villes contemporaines).
 
GREAUD Loris (né en 1979),  La Bulle Foret de poudre à canon, 2008,
exposition  Cellar Door, Paris, Palais de Tokyo
(une lueur attire vers le fond de la pièce : des arbres recouverts d'un composite élaboré à partir de poudre à canon se dressent sous un ballon lunaire suspendu au plafond. Le visiteur entre dans un conte de fée. Il parcourt cette forêt sans savoir où elle mène et ce qui l'attend. Il imagine mille choses, influencé par son propre vécu et son imaginaire collectif). 
 
 
SAYEG Magda (née en 1973),  Untitled (Color Sock Tree), 2008
photographie couleur
(l'artiste, avec son groupe  Knitta, pratique depuis 2005, au Texas puis dans le monde entier,
 le Yarn Bombing, habillant les objets et les choses du paysage d'un revêtement de pure laine colorée tricotée au crochet).
 
FRANCOIS Samuel (né en 1977),  A Bit of Colors In The Forest, 2009,
photographie couleur,
(arbres peints en partie avec des motifs géométriques et colorés).


PLENSA Jaume (né en 1955),  The Heart of Trees, 2007,
7 figures de bronze masculine assises sur un monticule de terre et arbre vivant, 99x66x99 cm,
exposition Plensa, Bordeaux, Jardin public,
(l'artiste évoque la communion de l'homme avec la nature ; le corps de son personnage porte des mots aux lettres en relief évoquant le nom de musiciens).
 
KUSAMA Yayoi (née en 1929),  Walking In My Mind, 2009,
exposition londonienne à la Hayward Gallery, se poursuivant
sur les arbres de la rive sud de la Tamise
(les hallucinations de l'artiste, dès son enfance, l'ont conduites à montrer son monde intérieur
en recouvrant le monde de ses pois blancs -peinture et sphères- sur fond rouge).
 
 
RAMETTE Philippe (né en 1961),  Promenade irrationnelle, 2009,
photographie couleur montée sur aluminium, 150x120 cm, Paris, Galerie Xippas,
(l'artiste se met lui-même en scène dans son costume noir et compose l'image d'un paysage dont il fait partie de façon extravagante, et visuellement étonnante ou renversante. Il en produit les prises de vue en collaboration avec le photographe Marc Domage et les photographies ne subissent aucune retouche ou montage. Son costume permet de masquer des corsets ou des tiges métalliques permettant d'expérimenter et de tenir la posture recherchée, en défiant les lois physiques de l'apesanteur).


IMBERI Jan (né en 1973),  Sans titre, Série blanche, n° 5, 2010,
installation de 9,80x12,50x51 m, photographie couleur de 91,5x110 cm,
(du blanc sur les troncs de la forêt permettent de créer des anamorphoses
révélant des formes géométriques dans le paysage).
 
ZANDER Olsen (né en 1976),  Cadair, Oak, série  Tree Line, 2010,
(d'origine galloise, l'artiste détermine un point de vue photographique particulier
 puis il recouvre les troncs des arbres de bandes de papier ou de tissu blanc, 
en suivant la ligne d'horizon visible de ce point, avant de réaliser la photographie révélant l'anamorphose).


COTTIN Julia (née en 1981),  Akantha, l'Epine blanche, 2012,
bois d'essences de noyer et de frêne décoloré, 3,50x4,50x13 m, Paris, Galerie Eva Hober,
 exposition, Espace rural d'art contemporain (55), "Le Vent des forêts".
 
ROUSSEAU Samuel (né 1971),  L'Arbre et son ombre, 2012,
installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran,
et retraçant le cycle complet de la vie de l'arbre au fil des saisons,
Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud.
 
WEIWEI AI (né en 1957),  Iron Tree, 2013,
fer, 6,28x7,10x7,10 m, Berlin, Galerie Neugerriemschneider,
Paris, Grand Palais, exposition de la FIAC 2013,
(l'arbre est réalisé en métal d'après des moreceaux de bois morts prélevés
 dans les montagnes du sud de la Chine par l'artiste dissident).
 
OLIVEIRA Henrique (né en 1973),  Baitagogo, 2013,
exposition, Paris, Palais de Tokyo,
(l'artiste crée une installation hybride, entre urbanisme et nature, architecture et organique, en bois de Tapumes, bois utilisé au Brésil pour les palissades des chantiers ; ce nœud de bois tumoral qui s'adapte et semble naître du bâtiment même, évoque métaphoriquement la construction des favelas et l'agrandissement tentaculaire de la ville de Sao Paolo en créant un environnement fantastique et déstabilisant).